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Notre village et son histoire

Petite histoire de la Nature à Mosset

Aperçu de la faune et de la flore sur le territoire de Mosset.

Genêt sagitté
Erythrone Dent de chien

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Gentiane jaune

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Genêt sagitté

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Scabieuse colombaire

        Le territoire de Mosset s'étage depuis Corbiac et le Solà (650 m) jusqu'au Sommet du Madres à 2469 m.; la nature de ses roches et donc de ses sols est très diversifiée avec des zones métamorphisées ; c'est ainsi que la rive gauche de la vallée de la Castellane fait partie du massif granitique de "Quérigut à Millas" alors que la partie haute de sa rive droite est incluse dans les "Schistes primaires d'Urbanya"; ajoutez à cela une veine de calcaire (Cipolin ou marbre blanc ayant servi, plus particulièrement, aux parements, escaliers et linteaux du château d'Aguilar voire de l'église Saint Julien) s'étendant de Covazet à "la font de l'anec" (la source du canard), une ancienne carrière de talc (stéatite) parcourue de filons d'une belle calcite rhomboédrique, une autre, aujourd'hui désaffectée, de Feldspath…

        Tout cela se traduit, tout le long de la vallée de la Castellane et de ses bordures, par des paysages "botaniques" qui varient en fonction de la nature des sols, de l'altitude, de l'exposition, des températures et, éventuellement, de l'action de l'Homme.

        C'est ainsi que, par exemple, en Mai, des tapis de Jonquilles (Narcisses faux Narcisses) envahissent les flancs du Saüca, au pied du col ; en Juin, les éboulis granitiques du domaine de Covazet sont occupés essentiellement par des touffes de Saxiphrages paniculées ; toujours en Juin, ce sont les grands mufliers ou gueules de loup qui occupent le talus entre Sant Bartomeu et le lieu dit "la mort de Scipion" alors que l'Asphodèle blanc renait aux alentours du "monastère de Notre Dame du col de Jau" …C'est en Mai-Juin que dans les mouillères de la Castellane et à partir d'une certaine altitude nous repérerons des gisements de la toute belle Scille Lys- Jacinthe en compagnie de la Dentaire pennée ou Cardamine à sept folioles et en Juillet, les premières Reines des près (Filipendula ulmaria) apparaitront vers le Camp de la sal…

        Enfin, pour ce que j'en sais, la partie basse du territoire mossétan reprèsente la limite supèrieure du chêne vert (alzina) ainsi que celle de l'Erable de Montpellier (Auró negre) et quasiment la limite inférieure du domaine de la Vipère aspic.

 

        A Mosset, existe-t-il des animaux et des végétaux emblématiques ?

        Tout d'abord, sur les armoiries connues d'un seigneur du village figure un chat et d'aucuns ont alors émis l'hypothèse selon laquelle le mot MOSSET proviendrait de Moix, surnom du chat...

        Sous l'Ancien Régime, en ce qui concerne les animaux associés à l'histoire du village, je pense à "l'ours mangeant des alises" (J.J Ruffiandis) dont la tête sculptée orne toujours la façade d'un ancien estaminet mossétan mais également au loup dont plusieurs récits datés du XIX ème nous content la capture depuis le bois dit de De Macia à Molitg jusqu'à la forêt du col de Jau et au-delà…

        Aujourd'hui, c'est le Desman des Pyrénées –el ratolí d'aigua- qui met en exergue la pureté des eaux de la Castellane et de ses correcs et depuis quelques années, certainement en provenance de la Cerdagne et du Capcir, j'ai le bonheur d'admirer le Pic noir (Dryocopus martius) arborant sa célèbre calotte rouge dans la hêtraie mossétane…

 

        Pour ce qui est de la flore, le Coscoll –Moloposperme du Péloponèse- que les plus courageux vont récolter en Mai-Juin dans les éboulis de la Balmette du Madres, détient la palme en association avec sa liqueur distillée à la Tour des parfums.

        Cependant, il se murmure dans les milieu dits autorisés que ce territoire recélerait, dans une niche inconnue du commun des mortels (dont je suis !), le fameux Sabot de Vénus (Cypripédium calceolus), splendide orchidée, véritable Graal des botanistes.

        Une piste de recherche ? Sachez que, dixit Marcel Saule, cette belle plante se complait dans "des hêtrées claires sur calcaire" !

 

        Cependant, la plante "accrocheuse" qui, d'après moi, symbolise le mieux Mosset et ses alentours immédiats, est le si commun Lilas d'Espagne autrement dit le Centranthe rouge lequel, de la fin de l'hiver jusqu'à l'automne suivant, colore de ses bouquets roses, rouges ou blancs parapets, murs des feixes, façades des granges en ruines et anciens pallers (fenils) voire patios des demeures construites sur le rocher auxquels j'ajouterai el cimenteri vell (l'ancien cimetière) ; durant mon enfance, les touffes denses de cette valérianacée accompagnaient de non moins belles envolées de giroflées violier aux fleurs "plus ou moins teintées de jaune d'or et de brun", d'armoise absinthe dont nous froissions les feuilles afin d'en recueillir le capiteux parfum, de mauves odorantes sans oublier la pariétaire officinale et la bardane commune dont nous ornions nos vêtements des feuilles collantes ou des fruits griffus.

        Je me garderai d'omettre, fleurissant en Juin-Juillet, le Ciste à feuilles de laurier dont les groupements denses aux blancs pétales si délicats font parfois penser à un fin manteau neigeux aux portes de l'été…

        Aujourd'hui, certaines pieds de façades se couvrent, avec bonheur, du beau bleu d'une "Campanule des rochers" venue d'ailleurs mais dans le même temps une composée, aux capitules jaunes, en provenance, elle, via la laine de mouton importée, du fin fond de l'Afrique du Sud, envahit toute la contrée : le Séneçon du Cap (Sénéçio inoequidens)…


(À suivre ! si vous le voulez bien.)

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