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Notre village et son histoire

hiver dans la vallée - état des lieux parcourus

Janvier_Février

 

L'hiver est certainement la meilleure des saisons pour observer les oiseaux et plus particulièrement les petits passereaux lesquels perchés, en quête constante de nourriture (bourgeons, larves...), sur des arbres souvent dépouillés de l'essentiel de leur feuillage, sont plus visibles et se laissent plus aisément approcher.

 

Ce Jeudi de Janvier, montée jusqu'à Mosset en empruntant la Nationale 116.
Animaux entrevus  : là, au sommet d'un peuplier en bordure de la Têt, La buse variable est la plus commune.une buse variable guette peut-être cette dépouille de lapin écrasé dans la nuit... plus loin, c'est celle d'un chat blanc et noir gisant sur la bande d'arrêt d'urgence... Mais l'essentiel se passe dans les airs avec ce vol de cols verts piquant vers le fleuve, un héron cendré rentrant son cou au-dessus des lacs de Millas, puis deux sombres cormorans et une bande de goélands s'abattant sur un îlot au beau milieu du barrage de Vinça, enfin deux pies se disputant des restes au beau milieu de la voie...
A partir de Catllar et la vallée de la Castellane, nous changeons de pointure avec des merles et merlettes , des geais et quelques grives musiciennes qui traversent, en rasant, la petite route... J'allais oublier, dans la traversée haute du village, les envols de tourterelles à collier de plus en plus nombreuses, me semble-t-il !
Un des plus communs en hiver.

Et me voici à la hauteur de Corbiac et de son abbaye : vol de pigeons au-dessus du mas Lluganas, exposition d'une dizaine d' étourneaux le long d'un cable électrique au-dessus de quelques chevaux groupés, deux corvidés de taille respectable (peut-être des grands corbeaux ?) inspectant des bouses de vaches et puis, une nuée de pinsons des arbres (me semble-t-il !) s'envolant des près de Jonquères... Et là, aux portes du village, gonflant avantageusement son plumage au sommet d'une branche dénudée, une belle buse parait me toiser.

Voici Mosset et ses toitures tout juste blanchies par une fine poudreuse !
En bordure de ses jardins en repos, lierres et sureaux en fruits sont de véritables garde-manger pour un petit peuple de merles et merlettes , fauvettes à tête noire , moineaux domestiques et friquets , rouges queues noirs et autres rouges gorges ...

Quelques espèces de mésanges.Le long de la Castellane, de la Carole aux deux moulins-celui de la Société et celui d'Olí-, les frênes, saules, peupliers, aulnes, chênes et divers arbustes effeuillés... laissent apparaitre des nids de geais , de merles et autres passereaux que le feuillage automnal nous cachait encore ; mais que vois-je, faisant les acrobates, tête en bas, sur des branches en bourgeons ? Une mésange charbonnière et une sitelle torchepot !
A leur pied, un talus de Linaires en fruits secs qui méritent bien, aujourd'hui, leur surnom de monnaie du pape (mais, pourquoi, du pape ?) ainsi qu'un tapis de Polypodes (petites fougères) envahissant le mur d'une ancienne feixa (terrasse)...Sitelle

Et me voici sur la route du col :
A l'orée de la forêt, à hauteur des restes de l'ancien monastère de Nostra Senyora del coll de Jau, labours profonds et très étendus dans les prairies bordant la route : les sangliers sont passés par là
Au col, les quelques névés qui, péniblement, subsistaient la semaine dernière, font aujourd'hui place à une belle couche neigeuse depuis les hauteurs de Caraut jusqu'au Dormidó en passant par la Serra d'Escala et le Clot d'Espanya.
Au milieu de la Pinède, nombreux chablis*conséquence de la tempête qui a sévi en 2011 mais également essor d'un vol fourni -une centaine d'individus- de grives litornes ( Turdus pilaris ) celles-là même que nous appelions "cha cha"** et qui nous viennent d'Europe du Nord.
*Arbres déracinés par la violence du vent.
Turdités visibles sur le territoire de Mosset.


**Leur cri, souvent répété ressemble à : tchatchatcha...
En redescendant sur Mosset, à hauteur de la tour de Mascardà, un couple de draines (Turdus viscivorus), "grosses"grives sédentaires, traverse la vallée.




Plantes en fleurs observées :
Ajonc à petites fleursEn cette période -mi-janvier- l'Ajonc à petites fleurs (Ulex parviflorus) paraît être la seule espèce arbustive fleurie en bas Conflent, Aspres, Albères et Corbières* alors que, dans la vallée, parmi les herbacées, nous rencontrons encore et toujours le Séneçon du Cap mais également l' Hellébore vert ...et le Tussilage Pas d'âne (Tussilago farfara) dont j'ai déniché un premier exemplaire au pied de la carrière de Sant Bartomeu...
J'allais oublier la bruyère Callune dont les tiges sont couvertes de petites fleurs roses en grappes étroites observée, à l'abri, sur les hauteurs de Campome.
Touffe de Globulaires
*Sur le Ribéral (Baixas, Saint Esteve), amandiers et romarins sont également en fleurs ainsi que les premiers cistes cotonneux, quelques globulaires et lavandes stoechas...
Samedi, 9 février pêchers précoces en fleurs à hauteur d'Ille-sur-Têt.

Voici, dans les "grandes lignes"ce qu'écrit le botaniste Marcel SAULE au sujet des Hellébores et du Tussilage ! Je dois à la vérité de dire que je n'ai jamais perçu cette odeur répugnante qui serait l'apanage de l' Hellébore fétide .

Hellebore vertHellébore vert ou roser de Nadal plante vivace de taille médiocre ( 60 cm au plus) à rhizome épais ; les feuilles, d'un vert sombre, sont profondément découpées en 9-11 segments lancéolés, dentés, et munies d'un long pétiole. Les fleurs, verdâtres, à 5 larges sépales étalés, à pétales réduits en forme de cornets masqués par une large couronne d'étamines jaunâtres, s'épanouissent au cœur de l'hiver, en Janvier parfois, et jusqu'en Mai en altitude. Les 5 parties du fruit sont prolongées par un bec aigu.

Hellébore fétide : odeur désagréable, tige robuste qui peut atteindre 80 cm, densément feuillée au-dessous de l'inflorescence, fleurs penchées à sépales rapprochés en cloche accompagnées de bractées d'un vert jaunâtre.

Tussilage Pas dâneTussilage farfara dit Pas d'âne  ( pota de cavall o peu de mula) : plante vivace de taille modeste (30 cm au plus) dont le développement s'effectue en 2 temps : la floraison (capitules jaunes entourés de ligules* étroites et serrées) a lieu en hiver (de fin janvier à mars dans la haute vallée de la Castellane) ; beaucoup plus tard, apparaissent les feuilles dont le limbe, très large peut s'apparenter à un sabot d'âne.

PS : En ce qui concerne les plantes ci-dessus, je me suis inspiré de l'admirable "Grande flore illustrée des Pyrénées" de Marcel SAULE ; quant aux croquis des oiseaux, je les ai empruntés à la "bible" de l'ornithologue amateur "le guide des oiseaux d'Europe" de Peterson, Mountfort et Hollom paru dans "les guides du naturaliste"éditions Delachaux et Niestle.